Xavier COUTEAU
nouveau Président de Jonction

Hubert DELVAL
Président sortant

le cadeau CM de la convention 07


Discours de Jean-Paul MOULIS  :


Jeudi 29 mars

9h30 - 12h00 : Réunion plénière de notre association
12h00 - 14h00 : Déjeuner au Palais des congrès de Beaune
14h00 - 15h20 : Intervention de nos amis partenaires: RAM-GAMEX, GSC et Association GSC, Groupama Protection juridique
15h20 - 17h00 : Intervention de nos amis Partenaires : Groupama Asset Management, Groupama Epargne Salariale, Banque Finama
17h00 - 17h30 : Deuxième pause et visite des stands de nos amis partenaires
18h30 Clôture de la réunion
Soirée prestige du Cinquantième anniversaire de Jonction Gan avec dîner dans le cellier Cistercien du Château du Clos Vougeot animé par les Cadets de Bourgogne.
Retour à Beaune vers 0h30 et soirée discothèque privative à l'Opéra Night.

Vendredi 30 mars

10h30 : visite guidée des Hospices de BEAUNES
13h00 : Mâchon Bourguignon à la Halle aux vins
En option : Soirée sangliers rôtis au hameau de Barberon.

Maintenant que vous avez (re)lu le discours de Jean-Paul MOULIS, je peux vous en dire un peu plus sur cette cinquantième convention nationale des Chargés de Missions dont le programme fut conforme aux éditions précédentes comme l'atteste le programme ci-après :

Les changements incessants des règles fiscales, le développement des conventions collectives à tout-va, les changements de Direction et tout ce qui peut les accompagner ( !), le développement de la concurrence sous des formes toujours nouvelles, lancement d’offres commerciales sur Internet… peuvent induire des craintes légitimes… Alors, malgré la place grandissante des outils d’intéressement, au détriment du salaire de nos clients – sur lesquels nous pouvons être cependant partie « prenante » - , mais aussi malgré la Loi FILLON, malgré l’incertitude électorale actuelle… malgré tout cela et bien d’autres choses (découpage aujourd’hui en trois du réseau CM…), il faut toujours garder raison et espoir…

 Et il faut rendre hommage à tous ces CM qui, depuis l’origine, se sont dévoués, chacun à la place où ils étaient, Amicale, syndicats… pour le corps des CM…  Vous ne pouvez vous en rendre vraiment compte que si, à un moment de votre parcours, vous avez, vous-même, participé, « de l’intérieur », comme je l’ai fait durant quelques années, et je veux, à tous ces collègues, leur rendre un vibrant hommage… celui que nous leur devons si nous sommes là et si nous sommes ou nous en sommes… Alors, merci et bravo à tous ceux qui nous ont, qui vous ont, précédé, les HENAFF, BISCHOF, PEYRAS, BUREAU, PETIT BRISSON, DUJONQUOY…, et pardon à ceux que j’ai oublié !

Permettez-moi d’y associer nos amis syndicalistes qui nous ont aussi « accompagné » durant ces années, les PILAT, SALLES, LECERF, BREMOND, IMPERATO… eux aussi fervents amicalistes, s’il en fut, et qui, pour la plupart, occupèrent d’ailleurs aussi des fonctions au sein des bureaux régionaux de l’amicale, et pardon à ceux que j’aurai pu oublier !

Mais aussi à tous les autres, les membres des différents bureaux, tous nos élus ou membres de commissions…  , enfin à tous les « sans-grade », bref tous ceux qui, au fil du temps, se sont succédés !

Je l’ai dit plus haut, je ne souhaite pas aborder plus que cela la période récente… mais je n’en oublie pas pour autant, particulièrement bien sûr dans la période que nous traversons depuis quelques années, nos représentants actuels de l’amicale, nos élus actuels, et particulièrement l’un d’entre eux que l’on cherche à bâillonner ( !). Président, je ne sais si, avec cet exposé, j’ai bien « rempli ma mission »… Oui, nous avons bien « aimé » notre maison, et ce que nous y avons fait… Et ce n’est pas un « gros mot » que de dire que les choses ont bien changé !

 Ainsi, quant à la réforme actuelle du statut des CM, aussi « douloureuse qu’elle soit »… je respecte le choix de chacun, et crois simplement qu’il est difficile d’en deviner toute les conséquences à terme… mais il est sûr que là encore, nous changeons de « système », j’allai dire d’époque… !

Je ne lis bien sûr pas dans une boule de cristal… Plusieurs sommes-nous à penser que la considération à notre égard a totalement disparue, et que l’on veut nous ramener, quoi que l’on puisse en dire, à de « simples vendeurs », le débat sur la valeur ajoutée étant l’arbre qui cache la forêt… (est-ce de la valeur ajoutée que de faire son « quota » de CHROMATYS à 750 € à 0,30% ou de le faire en vendant 15 contrats de la NOP (nouvelle offre prévoyance) à quelques dizaines d’Euros ( !), ou de vendre systématiquement de la prévoyance ou de la Santé collectives avec trois mois gratuits – mais aussi trois mois de commissions qui sautent -

…, tout cela pour avoir droit à quelques bons d’achat ! on se croirait revenu au temps de la soupe populaire !!!).

On a franchement la très pénible impression que les CM n’ont plus « droit au chapitre » et qu’ils n’ont plus, dans certaines régions en tous les cas, qu’une chose à faire : « obéir et se taire » !

Reste donc, en effet, il faut bien l’admettre, la « Question essentielle, existentielle même, celle qui  tue » ( !)… Les Chargés de Missions resteront-ils des Chargés de Missions ?! ou seront-ils un jour, à très court terme (mais n’est-ce pas déjà fait ?) « transformés » en simples Producteurs d’Assurance… ?

 Quoi qu’il en soit, les CM sont toujours là, l’Amicale est toujours là (et Dieu sait si elle a été menacée, si elle est convoitée…) et ne doit pas disparaître. C’est un de vous qui aura peut-être à faire, dans 10 ans ou plus un exposé de ce type… c’est tout ce que je lui souhaite, c’est tout ce que je vous souhaite !

 Vous me permettrez juste d’ajouter qu’il doit aussi y avoir une vie en dehors du GAN, et bien sûr, sans oublier cependant ceux qui ne sont plus, pour nombre d’entre nous, après le GAN… c’est ainsi que je souhaite, de tout cœur, aux anciens, tout comme aux « prochains – qui sont sur le départ - », présents ou non… une très bonne retraite, reposant d’ailleurs, pour une grande partie, sur les épaules de nos plus jeunes, à qui nous disons donc… « au travail » !

 Je vous remercie de votre attention.

 

 Les CM ont toujours, pour la quasi-totalité d’entre eux, été fidèles à leur Compagnie, ils ont rarement démérité, ils ont besoin d’une naturelle « reconnaissance » - besoin d’être confortés dans les moments difficiles, d’être félicités dans les périodes ou ils doivent l’être… ils ont toujours aimé qu’on les « caresse dans le sens du poil »… Tantôt fantassins, tantôt mercenaires… Ils ont toujours été affublés de qualificatifs divers et variés, mais ont particulièrement apprécié lorsqu’on les a, un jour, baptisé de « Fer de lance de la Compagnie »… Et s’ils ont parfois été un peu « frondeurs », cela n’était jamais que pour tenter d’améliorer encore les choses ! Il faut ici souligner la richesse de ce Corps des Chargés de Missions, envié par les autres Compagnies, qui, de par sa diversité, l’origine de chacun, l’expérience des uns ou des autres, l’extraordinaire réussite – en tous temps - de certains, ce brassage continuel, qui lui a, jusqu’à ce jour, permis, contre vents et marées, de s’adapter, de vivre, et de faire la richesse et la fierté du GAN. Ils ont amplement contribué à la réussite du métier CM. Son effectif a varié avec le temps, allant culminer jusque vers les 500 au début des années 90, pour refluer ensuite…                                    

On peut dire que les années 50 à 70 furent « paternalistes », avec une atmosphère presque « familiale »… Les noms de MM. DUNAIGRE, MILAN, HERVIEU, BEYRAND… ne vous diront rien, à la majorité d’entre vous, et pourtant, ces gens-là, c’étaient des « Messieurs », ils avaient du panache, ils avaient un charisme inconnu de nos jours… !!! Ils faisaient carrière dans la même entreprise (ce n’est plus la même chose de nos jours !). Même plus tard, avec la décennie 80, confiance et bonne ambiance étaient encore là… avec un certain nombre d’ex CM dans le corps de l’Inspection… Nous avions encore pleinement notre place au sein de la Compagnie, et nous le sentions bien… On avait envie de travailler, c’était motivant…

Pendant toutes ces années-là, le corps des CM fut, en effet, considéré comme un creuset, une véritable « pépinière », tarie depuis, on ne sait trop pourquoi, mais cela est très révélateur ( !), de laquelle en sortit de nombreux Agents Vie, Inspecteurs Vie, Directeurs de Région, Directeurs Commerciaux, Directeurs de Caisse AGIRC – la CCRR -, Directeurs de « branche » (Grande Branche, Capitalisation, Branche Familiale…)… C’est ainsi que, retrouvant dans mes archives quelques vieux rapports de l’Inspecteur à sa hiérarchie, je tombe sur celui de M. SUEUR, Inspecteur Général à Marseille, adressé à M. HERVIEU, Chef de Région, et datant de 1966. On peut notamment y lire : « Très bons résultats pour M. DEJOIE pour son premier exercice complet ; on peut considérer cet élément comme professionnel complet car il sait produire, gérer et organiser » ! Permettez-moi de citer quelques noms parmi d’autres : BISCHOF, MOREL, DER KATCHADOURIAN, REYNAUD, MARIANI, JAMAIN, DEJOIE déjà cité… qui diront quelque chose au moins à un quart d’entre nous… Nous avons ainsi eu, au sein même de notre Compagnie, des personnes qui, issues de notre métier, pouvaient en parler en connaissance de cause.  

 Les années 90 marquent un tournant avec une succession de problèmes qui devaient quelque peu nous  perturber… Difficultés importantes depuis 1993, à la suite des pertes enregistrées sur les actifs liés au secteur immobilier et dans l’activité assurance. L’état octroie un soutien au GAN sous forme d’une augmentation de capital pour 2,8 MM; En 1997, face notamment à la dégradation de la situation financière du groupe dans les activités de financement du secteur immobilier et à l’échec de la privatisation du CIC, les autorités françaises notifient des aides supplémentaires pour un montant de 20 MM (11 MM d’augmentation du capital, 9 MM représentant l’engagement de l’Etat de prendre en charge les pertes du GAN). La commission des Communautés Européennes, après examen, les déclare bien comme bien des « aides d’état », et compatibles avec le marché commun, limitant celles-ci à 23,7 MM. (Petit clin d’œil avec l’histoire : nous fêtons les 50 ans de l’amicale, nous venons de fêter les 50 ans du traité de Rome…). Problèmes avec l’immobilier, problèmes avec le CIC, le GAN « traîné tous les matins dans la boue par la presse », le GAN mis sur le même plan que le Crédit Lyonnais… - je vous laisse imaginer certains tête à tête avec certains clients… mais nous avons su, contre vents et marées, tenir bon ! - , problèmes avec nos Institutions de retraite – « éloignement » forcé de celles-ci du « giron » du GAN, puis cette « départementalisation  imbécile »… -, une première privatisation manquée… suivie d’une deuxième… Prise de contrôle par GROUPAMA…

 Mais revenons sur quelques points marquants :

 1857 : « création par le Phénix d’une nouvelle combinaison : la première « mixte », reprise l’année suivante par toutes les autres compagnies, donne enfin à la Nationale le produit permettant son expansion ». « A l’entrée dans les temps « modernes » - tournant de la première guerre mondiale - , le phénomène « inédit » de l’inflation bouleverse les conditions de l’assurance. La seule réponse réside dans une augmentation continue des primes. Les compagnies d’assurance instaurent progressivement, au cours des années 1920, la revalorisation de leurs contrats. Les contrats indexés et revalorisables automatiquement apparaîtront au cours des années 1950 ».

1968 : le GAN récupère SOLEIL INVESTISSEMENT…, héritage de la Compagnie Le Soleil.

 A partir de 1970, toujours pour faire face à l’érosion monétaire – nous avons connu, avec le choc pétrolier de 1973, une inflation à deux chiffres ! - , les ANV proposent plusieurs contrats à capital variable liés à des SICAV (et proposent également à leurs souscripteurs de revaloriser leurs contrats)… 1973, c’est le contrat PIERRE-INVESTISSEMENT qui voit le jour. Fin 1974, c’est le tour de la création de la combinaison GAN FONCIER INVESTISSEMENT : celle-ci eut son « heure de gloire », avec une indexation connue à l’avance, permettant pendant les premières années de sa commercialisation d’augmenter ses garanties à l’avance ! Ce contrat permit aussi l’ »adossement » à un montage baptisé PRE (Plan Revenu Epargne), combiné avec un contrat de rente OBLIGAN, dont le but était de reconstituer le capital placé au bout d’un certain temps… Survinrent, au milieu des années 1990, les problèmes de l’immobilier… et une indexation négative de la valeur de la part GFI… !!!

 1981-83 : Rajeunissement de la gamme, avec les contrats OBLIGAN.

 1986 : Opération « R » comme RECORD : Les CM se retrouvent tous à Paris. Création de la Gamme RECORD. Lancement de trois nouveaux contrats le même jour…  

 CIC : le 13 décembre 1988 le GAN prend le contrôle du CIC… (la participation du GAN de 31% depuis 1985 passe à 51%). Naissance de la bancassurance… et début d’une période quelque peu tumultueuse… !

 1989 : Sous la Présidence de M. HEILBRONNER, une Convention du GAN réunit dans une même salle, pour la première fois, l’encadrement du Groupe au grand complet, soit 2000 personnes et met en place son « Projet d’Entreprise GAN 2000 ensemble pour réussir »…

 1998 : ACQUISITION du GAN par GROUPAMA… Mariage étrange, entre la carpe et le lapin… Mais ceci est encore trop récent pour faire partie de l’histoire… ! GROUPAMA apprend à nous connaître, nous et notre façon de travailler… Elle consulte, puis met en place son Projet d’Entreprise…

 Ainsi, tout ne fut jamais toujours « rose »… Il y a toujours eu des moments plus difficiles que d’autres…

 Des mouvements d’humeur des Agents Généraux (on connaît bien leur « poids » au sein de la Compagnie !)… et, parfois, il arrive que les CM, eux aussi, donnent de la voix… Ils savent faire ! Ce n’est pas nouveau… ! Ils l’ont d’ailleurs, démontré à plusieurs reprises :

 En écrivant dans le Bulletin des CM du GAN-VIE du 4° trimestre 1980 un article intitulé « L’atteinte au moral des troupes est une faute grave ! » : les Délégués du personnel CM, Délégués syndicaux CM, Représentants au CE CM, auxquels s’associent le Président et le Bureau de l’Amicale des CM tiennent à te dire ce qui suit : » Ne te décourage pas, ton travail et ta volonté feront ta réussite et rien d’autre. La fonction de CM doit continuer dans la forme actuelle, c’est-à-dire celle de techniciens formés puis confirmés, appréciés de la clientèle et des prescripteurs, et d’une valeur professionnelle reconnue de la concurrence. La fonction de CM ne doit pas devenir un travail de « producteurs météores » manipulables, donc exploitables et cassables, mais rester dans les mains de professionnels. L’image de marque de l’assurance a déjà suffisamment souffert du système « recrutement  - une affaire – démission » même si ce Système s’est avéré rentable pour les compagnies. Notre intérêt, à nous aussi, c’est de faire des assurés nouveaux, et, s’il nous en manque, à nous de nous organiser pour trouver les moyens d’augmenter notre efficacité, ne comptons pas sur les autres pour solutionner nos problèmes (nous pouvons compter, par contre, sur leur manque de soutien). Nous y gagnerons notre indépendance professionnelle, et n’oublies pas : le marché de l’assurance vie est en constante progression, les réseaux seront toujours nécessaires à la distribution de l’assurance-vie, notre métier permettra, comme dans le passé, s’il est effectué par des spécialistes et des travailleurs, des réussites professionnelles remarquables et enviées ».

 En montant à Paris en décembre 1986 (grève, à l’initiative de Joseph IMPERATO qui exigea de notre collègue Jean LECERF, alors délégué syndical central, d’aller déposer personnellement sur le bureau du DG, M. LANGLUMIER, qui, alors en vacances, dû rentrer précipitamment, un préavis de grève en bonne et due forme), 1ére fois que les CM, présents, très nombreux, malgré le froid et des mouvements sociaux, notamment de la SNCF, « montent à Paris », et distribuent, avec un « macaron CM en grève » ( !),  sous l’oeil médusé des administratifs, des tracts…, pour des problèmes de gestion (et donc de commissions retardées)… Tous les CM présents, pour « faire impression » restèrent volontairement debout, tout au long de leurs échanges avec la Direction, des deux côtés de cette table mal « foutue », tout en longueur, dans cette salle du sous-sol, restée célèbre, dénommée le « sous-marin ».  Il en « sortit » la création de la commission gestion des CM, ancêtre de nos commissions techniques, que notre ami, déjà cité, anima, face à une Direction un peu désorientée.

 En perturbant une réunion de la Direction à Paris, au Palais de l’UNESCO en 1989 (sous la Présidence de l’Amicale de notre regretté collègue CHAUFFRIASSE, les CM chahutèrent M. DEJOIE fraîchement promu Chef de l’inspection Vie, parce que pas toujours apprécié des commerciaux…  Ce dernier, avec un certain humour, qualifia cet événement comme étant son « baptême du feu » et, par la suite, ne nous en tînt, lui, aucunement rigueur !).

 En refusant en 1992 la Charte que voulait leur imposer M. LEPRINCE…

 En manifestant (en sortant de la salle de réunion après une réponse de notre Directeur Général qui ne leur plaisait pas), en 2002, à Brides les Bains… sur les prémisses du Projet d’Entreprise (celui de GROUPAMA).

 En traînant des pieds, si ce n’est en refusant, de signer les avenants individuels proposés depuis 6 mois… je n’en dirais pas plus !

 Les CM ont toujours voulu être présents partout, dans tous les lieux ou l’on parlait d’eux, de leur métier, de leurs conditions de travail… et ils font bien de le faire.

 Ils ont toujours débattu des rôles respectifs de l’amicale et des syndicats : et rien bien entendu n’empêche chacun de nous d’être à la fois amicaliste et syndiqué, voire syndicaliste… Par ailleurs, de tous temps, l’amicale a toujours donné un « temps de parole » à ceux-ci.

 Je ne serai pas le premier, S. BREMOND l’a excellemment fait lorsque nous avons fêté, il y a quelques années, son départ du GAN, pour dire que toutes les générations de CM ont parfois eu des craintes, ont parfois douté de leur avenir. Il est bien vrai que les choses changent et de plus en plus vite, mais ce n’est pas nouveau…

Nos très jeunes collègues seront peut être surpris d’entendre que les plus anciens n’ont jamais connu l’informatique (arrivée en région au milieu des années 1980 avec les lignes « Transpac », utilisation du Minitel en guise de premiers « ordinateurs » pour la messagerie, et les premières PAO… Ce n’était pas « triste » !).

Je suis ici, à la demande d’Hubert DELVAL, pour, selon ses propres termes,

 - tenter de faire un historique de l’amicale des CM,

 - évoquer l’évolution de notre métier (et celle de notre compagnie)

D’autres que moi auraient aussi bien pu le faire.

Je suis sans doute ici pour avoir été l’un de ses secrétaires, dans les années… 82-83, et j’avoue, très simplement, avoir pris beaucoup de plaisir à me replonger dans ce passé...

Signalons juste qu’à ce jour (selon le Bilan social fin 2005 de GAN ASSURANCES) 155 CM (soit prés de la moitié de l’effectif actuel) ont moins de 10 ans d’ancienneté, 296 ont moins de 20 ans, 325 ont moins de 30 ans, et donc par différence, vous calculerez sans peine ceux qui ont entre 30 et 40 ans d’activité au sein du GAN ! Celui qui trouvera le bon chiffre gagnera un sanglier rôti… !

N’ayant moi-même que 34 ans ½ d’ancienneté au GAN, j’ai fait appel à mes propres souvenirs, mais aussi à quelques anciens collègues qui ont bien voulus m’aider et que je tiens à remercier vivement… André GAY (CM à Marseille de 1959 à 1990), Monsignore Giuseppe, Aldo, Fabrizio degli IMPERATO di CETARA (CM « ballotté » dans un secteur faisant tantôt partie du sud-ouest, tantôt de midi-med… entré en GAN en 1968, parti à la retraite en 2002, ici présent… qui a très longtemps œuvré, avec une grande efficacité, pour les CM ; l’une, avec S. BREMOND, des « mémoires » du GAN).

Merci aussi à S.HENAFF et Serge BREMOND d’y avoir également contribué.

Ah, cette « fameuse cinquantaine !!! Ne dit-on pas que c’est l’âge de raison ? Permettez-moi un tout petit point d’histoire, indispensable…

 Ma bibliographie (nécessaire pour vérifier quelques dates) tient en un livre, très beau et très intéressant, celui de l’Assurance de la Royale au GAN, qui nous a été offert à tous en 1992, 180 pages (3 chapitres : L’avènement de la prévoyance, Les produits et métiers de l’assurance (à lire et à relire !), le GAN et les défis de l’assurance aujourd’hui). Je rappelle juste qu’il date de 1992, et ne traite donc pas la période récente…

 Qui dit histoire dit obligatoirement « dates »…

N’ayez pas peur, je n’irai pas plus loin que 1786… et n’y resterai que 30 secondes… mais c’est pour la bonne cause… Cette date est importante : « Le 6 novembre 1786, Etienne Clavière et le baron Jean de Batz reçoivent du roi Louis XVI l’autorisation de créer une SA d’assurances à primes fixes contre l’incendie…Un an plus tard, le 3 novembre 1787, la Compagnie est officiellement baptisée Royale ; en outre, le roi l’autorise à pratiquer, avec un privilège exclusif, l’ »assurance sur la vie des hommes ».

 Si la Royale ne survivra pas à la Révolution, elle est recrée à l’aube du XIX°, prenant le nom de NATIONALE en 1848, et compte parmi les deux grandes compagnies à l’origine du GAN (produit de la fusion en 1968 de la Nationale, Compagnie d’assurance contre l’incendie et la Nationale Compagnie d’assurance sur la vie humaine) avec le SOLEIL.

« Les grands métiers de l’assurance émergent à cette époque (début des années 1800) et prennent un aspect étonnamment stable, qui perdurera jusqu’aux lendemains de la Seconde Guerre mondiale et au-delà ».

 « Les Agents généraux, choisis le plus souvent parmi les notables locaux, forment la clef de voûte des réseaux et apparaissent comme de véritables « missionnaires de l’assurance ». 1919, la Fédération Nationale des Syndicats d’Agents Généraux d’Assurance coordonne l’activité de l’ensemble de ceux-ci. Décrets de mars 1949 et décembre 1950 : la profession d’AG est véritablement reconnue en tant que telle.

Ils sont encadrés par des Inspecteurs itinérants qui jouent un rôle essentiel en assurant le lien avec le siège parisien des compagnies, dont les effectifs demeurent longtemps modestes… «. Lors de ses tournées d’Inspection, en 1934, Georges BERNANOS, Inspecteur de la Nationale-Vie, part en mission avec l’agent de Toul, dans la campagne Lorraine… Après plusieurs heures dans le tortillard du coin, rejoints par le sous-agent local, ils arrivent à Thiaucourt, et après avoir prospecté, partent à pied à Beney, puis Essey, soit un trajet de dix km. Deux propositions « Mixte sur deux têtes » ont été signées, pour un capital de 10 000 francs chacune… En fin de journée, ils se mettent en route vers Flirey, station de train la plus proche ; la neige se met à tomber, des rafales de vent les aveuglent… Marchant en file indienne, essayant de rester sur le bord de la route, tombant parfois dans le fossé, manquant de s’égarer, ils traversent des heures éprouvantes… «  

 Ecoutez-bien ceci : « Face à la faible productivité des agents en assurance vie, la Nationale créée, en 1950, une nouvelle catégorie de producteurs : les chargés de mission*. Salariés de la compagnie, ceux-ci travaillent avec les agents généraux et leur apportent une aide technique et commerciale… ».                   * sans « s » dans le texte… !

1959, création du corps des Attachés de production, appelés quelque temps plus tard Attachés commerciaux, recrutés au départ, de préférence, parmi d’anciens militaires, travaillant sous la tutelle des CM, et donc, en quelque sorte, à nouveau « en concurrence » avec les AG… Les derniers présents sont tous devenus CM en 1990.

Les CM ettes n’apparaîtront qu’en 1984 – la regrettée Charlotte BLOCH titularisée le 01/02/1984, et Frédérique CHANNAROND stagiaire à la même date.

 1957 : création de l’Amicale des Chargés de Missions (A cet égard il faut noter que l’amicale des AG du Soleil-Aigle date, elle, de 1926. En 1930, « elle obtient du Conseil d’Administration de la Compagnie l’institution d’un droit à un traitement de retraite pour les agents ayant au moins quinze ans de service et plus de 100 000 francs de fonds de primes. Ce régime, nouveau à l’époque, est instauré sans participation financière des agents » (sans commentaires !). La première amicale des Inspecteurs du Groupe Soleil-Aigle-CGR, elle, voit le jour en 1937, celle de la Nationale en 1946).

 Pour rappel (pour les plus jeunes) :

1898 : Loi sur les accidents du travail.

1910 : Mise en place d’un système d’assurance vieillesse.

1929 : La Nationale Vie et la Nationale RD lancent une combinaison « Assurance collective de Prévoyance et de retraite ».

1936 : Apparition des 1eres conventions collectives.

1945-46 : Création de la Sécurité Sociale (L’un des candidat(e)s à la prochaine élection présidentielle voudrait créer une 4° branche). Affirmation des Assurances « Groupes ».

14 mars 1947 : Mise en place de la Convention Collective des Cadres.

1947 : Création de la CRICA par la Nationale (de l’ANEP en 1950).

1949 : Création du RIP (Régime Interprofessionnel de Prévoyance, en fait pur régime de Retraite et fonctionnant alors par répartition !).

1961 : création du GAMEX, 1969 : création de la RAM.

 Avril 1965, M. Pierre OLGIATTI, PDG de la Nationale-Vie depuis 1947, devient Président de ce qui deviendra en janvier 1968 le Groupe des Assurances Nationales.

Venons-en donc aux CM et à ce qui deviendra le GAN…

 Je n’étais bien sûr pas sous la table (d’ailleurs, cela ne se fait pas !) et personne parmi vous non plus, lorsque le premier bureau de l’amicale des CM s’est réuni pour la première fois… Mais on peut ainsi imaginer quelques-uns de nos grands anciens (un grand coup de chapeau à eux), décidant de créer celle-ci, dans le but de pouvoir se regrouper (l’effectif des CM ne dépassait guère, à l’époque, la cinquantaine, évoluant à la hausse peu à peu), plutôt que de rester isolés, dans le but de pouvoir représenter quelque chose face à la Direction, dans le but d’établir des liens d’amitié, dans le but d’échanger… Mais pour que quelque chose dure 50 ans… vous conviendrez avec moi qu’il était nécessaire que les fondements soient solides… ! On peut dire qu’ils l’étaient donc ! Et c’est bien ainsi…

 Cette amicale fut donc créée en 1957… un peu « ronronnante » au départ, sous la présidence « maison » d’un ancien colonel… un certain BOITEL. Elle fut relancée par 4 « Mousquetaires », têtes de production dans leurs régions respectives (BISCHOFF - région est, BUREAU – région sud-ouest, HENAFF – région nord normandie, PETIT BRISSON – région ouest) en 1968 (l’année des barricades !), sous l’œil intrigué (et un peu inquiet ?) de M. BEYRAND, Directeur Commercial.

 Quoi de plus « émouvant » donc que ce passage de témoin, entre des hommes de bonne volonté, ces présidents successifs, HENAFF, PETIT BRISSON, BUREAU, DEVEZE, POLETTI, MATTEUCCI, THOMAS, CHAUFFRIASSE, ROLAND-PIEGUE, CHAILLOU, MENOU, SORIA, RIOS, LE DALL, DELVAL, venant d’horizons divers, entourés de leurs équipes… ayant la charge d’animer toute l’année, mais aussi notamment d’organiser ce rassemblement annuel.

 Quoi de plus naturel en effet que de cette réunion une fois l’an, et un peu plus en régions, de commerciaux, de tous ces hommes de terrain, seuls tous les jours, face à leurs clients…, face à leurs agents généraux, face à la Compagnie, face à une foultitude de problèmes divers et variés à régler…

 Quoi de plus important que de ne pas perdre les liens que l’on a pu tisser avec ses anciens collègues de stage (quant il en reste !), avec ses anciens condisciples lorsque l’on a changé de région, de pouvoir échanger des idées, des « recettes », de pouvoir côtoyer des plus jeunes ou des plus anciens…

 Qu’elle n’est pas d’ailleurs l’entreprise, ayant des commerciaux, donc… une Direction Commerciale…  - il paraîtrait que nous en aurions aujourd’hui 6  (sans commentaires !)  - qui organise elle-même de tels rassemblements ? Et, en effet, ces réunions, dans les premiers temps, avaient, un caractère obligatoire – et ne nécessitaient pas de poser des jours de congés (ou d’ARTT, qui, du reste, n’existaient bien sûr pas, du reste tout à fait « anormaux » en tous les cas pour un jour tel que celui-ci, puisque « jour de travail entre nous et avec nos partenaires » ! )- , avec et une réunion de travail à l’initiative de la Direction (exposés de différents Directeurs et autres intervenants du GAN seul, dont certains de haut niveau -  certains, peu nombreux, se souviennent peut-être notamment d’une intervention de très haute volée de JJ BONNAUD, alors « simple Directeur », sur l’économie internationale… ), et une réunion organisée par l’Amicale. Elles se tenaient toutes à Paris - ce qui permettait en plus, pour les provinciaux de pouvoir passer dans les services - , le plus souvent à la Salle des Ingénieurs Civils – puis déjeuner au Cercle Républicain, puis, plus tard, à la Maison de la Chimie. Ce n’est que plus tard qu’elles furent décentralisées dans les régions *, à tour de rôle (celles des Inspecteurs, - réunissant les Inspecteurs de toutes les branches, patrimoine, familiale…- pour ce qui est en tous les cas des réunions régionales, ont même lieu pour certaines à l’étranger).

* Après Paris, nos réunions eurent lieu successivement à … VITTEL, OPIO, CENTER PARK, les ARCS, VITTEL, ARLES, LA BAULE, « CORSICA », SAN SEBASTIAN, LILLES, BRIDES, DEAUVILLE, NANTES, CAP ESTEREL, ARCACHON, BEAUNE ce jour.

Réglé comme un ballet, dans un premier temps, la Direction invitait tous ces CM, et, dans un deuxième temps contigu au premier, l’Amicale invitait toute la Direction, et parfois bien au-delà, Président en tête, tous ravis de se mêler, tous les ans (MM. OLGIATTI, VERDEIL, ATTALI, HEILBRONNER, BONNAUD, PFEIFFER), à leurs commerciaux. Il nous est même arrivé, certaines années, d’en applaudir très chaudement certains d’entre eux (la tradition voulait que les deux Présidents, celui du GAN et celui de l’amicale des CM fassent chacun en présence de l’autre un discours devant tous les CM réunis).  Il faut dire que les CM ont toujours eu des relations de confiance avec leur Compagnie, au moins du temps ou il existait une Direction commerciale, et tout ce que cela peut évoquer, engendrer… Un lien fort doit en effet exister entre les commerciaux et la Sté qui les emploie, la Direction Commerciale devant avoir un rôle naturel de rassemblement et de saine émulation entre les commerciaux, ainsi que de symbiose entre la population commerciale et la population des administratifs, tous services confondus…

 Traditionnellement, l’amicale semblait réunir plus de monde dans certaines régions, au gré du « climat » ou des « personnalités » locales, ou des activités proposées, avec des fluctuations tantôt vers le haut, tantôt vers le bas… Outre la réunion dite nationale, et au moins une régionale, certaines régions ont su faire davantage, organisant parfois des week-ends, des sorties ski ou mer, de simples repas… toutes choses qui ne pouvaient que fortifier les liens entre les CM… Certaines régions, plus que d’autres, ont aussi été plus « prolifiques » en Présidents… L’Amicale a toujours voulu, avec plus ou moins de succès être un lieu d’échange du savoir. L’amicale, enfin, est pleinement dans son rôle lorsqu’elle participe à des manifestations de solidarité envers tel ou tel de ses membres (ouverture tout récemment d’un CHROMATYS pour le petit Enzo). Elle l’est encore quand elle met en place et qu’elle s’occupe de nos régimes de Prévoyance, ou quand elle offre à chaque CM une action GAN lors de la privatisation… C’est à l’Amicale que l’on doit la quatrième semaine de congés payés, l’étude et une clarification de nos régimes de Retraite et de Prévoyance, une réduction sur les Assurances Incendie et risques divers, des discussions nombreuses sur certaines conditions de travail, la création d’échelons à l’intérieur de notre profession, des aides matérielles à certains collègues en difficulté… la liste est trop longue pour être entièrement énumérée.

Les CM ont largement tiré profit, durant 4 décennies au moins (années 50 à 80 inclues), de l’excellente position de la Nationale-Vie, pionnière en matière d’Assurances collectives, (dont le personnel qui gérait la CRICA, puis l’ANEP, était issu de la Compagnie ; la CRICA avait souscrit auprès d’elle les régimes de prévoyance qu’elle mettait à la disposition de ses adhérents – Amusons-nous, au passage, à évoquer les premiers débats, qui reviendront de temps en temps, entre la Capitalisation et la Répartition, qui, déjà, faisait hurler les compagnies d’assurances, bien sûr favorables, elles, à la capitalisation… Mais l’inflation, à cette époque, permet à la répartition de s’imposer naturellement). J’irai jusqu’à dire qu’il suffisait, ici ou là, avec une bonne organisation (telle celle mise en place à Marseille, par E. ROSEMBLUM, notre seul et unique CM polytechnitien, qui tutoyait notre PDG déjà cité, P. OLGIATTI – les CM Marseillais des années 70-80 se dénommaient d’ailleurs les « enfants d’Edouard -), de « se baisser et de ramasser » … ! La concurrence n’était pas aussi présente qu’elle le fut plus tard. Oui, il y a eu une époque bénie, en tous les cas pour la prospection des créations de Sociétés, et tout ce qui pouvait s’y rattacher, tout de suite ou plus tard !

 Et c’est à partir de cette « activité » en Assurances collectives qu’ils ont développé cette vraie « culture » client, qu’ils se sont « attachés » à un service après-vente impeccable, qu’ils ont noué de solides relations avec les experts-comptables… qu’ils ont créé ces beaux portefeuilles.

 Les CM sont des « individualistes », ce qui peut être considéré tantôt comme une force, mais qui peut l’être aussi parfois comme une faiblesse…

La plupart d’entre eux ont ainsi toujours jalousement tenu à leur « indépendance » (terme « honni » par notre employeur actuel), et l’ont toujours revendiquée. Il est bien vrai que, si travaillant bien « à temps complet », et sans horaire contrôlable ( !), nombreux sont ceux qui se comportaient effectivement plus comme des professions libérales que comme de véritables salariés… par leur manière de penser, d’agir… sans pour autant ménager leur temps de travail, leur peine… Non, le métier de CM n’a jamais été une sinécure !!!

 Les CM ont toujours gardé un bon souvenir de leur stage de formation, à l’origine concentré sur 3 mois pleins, au Centre de formation GAN, rue Pillet-will, puis rue Blanche, faisant autorité dans la profession, car très solide, aujourd’hui beaucoup plus étalé dans le temps et entrecoupé de périodes sur le terrain; « Etat dans l’état », le Cours AUDIBERT, animé par un ancien du Centre de formation se voulait une animation « interactive » entre les CM inscrits à son « cours », avec « notation » et récompenses à l’appui pour les plus assidus et ceux qui fournissaient le meilleur travail ! : en fait des questions techniques chaque semaine, pendant deux ou trois mois, auxquelles les « stagiaires » devaient répondre par écrit, tout en envoyant des « astuces de production »… et échanger ainsi leurs savoirs, puisque celles-ci  – ces astuces -  étaient envoyés à l’ensemble des stagiaires. Ce cours s’est arrêté à la fin des années 70 et n’a jamais été repris.

Pour son cinquantième anniversaire, l'amicale des Chargés de Missions a organisé sa convention annuelle à Beaune. La soirée de Gala qui s'est tenue au Château du Clos de Vougeot fut à la hauteur de l'évènement.

Pourtant, ce qui restera dans les mémoires, c'est le magnifique discours de Jean-Paul MOULIS. En effet, Jean-Paul pour le cinquantième anniversaire de Jonction avait souhaité, au travers d'un discours, établir une sorte de rétrospective de l'histoire des Chargés de Missions du GAN. Mais en fait, Jean-Paul nous a offert bien plus que cela. C'est sans doute l'évocation des pages glorieuses du corps des Chargé de Missions qui suscitât le plus de nostalgie et d'émotion.
Vous trouverez ci-après l'intégralité de son discours. Je vous recommande de le (re)lire.

Jean-Paul MOULIS

Convention nationale de Beaune 2007

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