Nous sommes neuf, répartis dans quatre cabines doubles.
Jean-Luc et Evelyne occupent la cabine tribord arrière, Yves et Annie la cabine babord arrière, Jack et Maxime la cabine tribord avant et Philippe et Pascale la cabine babord avant. Quant à Christian il dormira comme d'habitude dans le carré.

Nous retrouvons une nouvelle fois Christian BESSE, qui "skipe" depuis une quinzaine d'années des bateaux pour l'ASC Gan.

Christian nous propose pour cette croisière d'aller "beacher" au "Fier d'Ars" qui se trouve sur la pointe nord-est de l'île de Ré. Sans doute l'endroit le plus sauvage de l'île.

Pour ce programme, l'ASC Gan a loué  à "Rivages "un Feeling 416 DI". Il s'agit d'un dériveur intégral confortable et marin capable d'accueillir notre équipage.

Croisière ASC Gan du 9 au 11 juillet 2005
Le Fiers d'Ars

A la barre, Yves Barruet, Inspecteur région PCP

Nous nous approchons suffisamment pour pourvoir distinguer nettement un village situé sur la côte sud de l'île. C'est Yves qui barre à 35° du vent. Une allure dans laquelle "Alfred" se débrouille très bien pour un dériveur intégral. Décidemment ce bateau à bien des qualités et nous comprenons pourquoi il a une telle cote auprès des plaisanciers.

Le temps a vite passé, c'est maintenant l'heure de rentrer, Yves vire de bord puis abat en grand : direction la Rochelle.

A 17h00, nous amarrons "Alfred" au port des Minimes au ponton de "Rivages".
A 18h20, les Parisiens sont dans le TGV avec dans les yeux les souvenirs de cette superbe croisière de trois jours qui a permis de découvrir, hors des sentiers battus, les îles du pertuis Rochelais.



 

En chemin, nous passons à proximité de fort Boyard ou est filmé la série télévisée du même nom.
Nous choisissons de mouiller l'ancre à proximité de l'une des plus belle plage du sud de l'île d'Oléron et sommes plusieurs à profiter de cette escale pour nous baigner dans une eau tout de même un peu fraîche.
Après avoir déjeuné, nous repartons vers le pertuis Rochelais. Le vent s'est à nouveau levé et c'est dans la brise que nous naviguons désormais en direction de l'île de Ré.

Il faut dire que l'île est chargée d'histoire. Ainsi, c'est de cette île que partit Napoléon Bonaparte pour son exil à l'île de Saint-Hélène. Il y a d'ailleurs un musée Napoléon que nous ne pourrons pas visiter compte tenu de l'heure tardive.
Quoi qu'il en soit, c'est une île pleine de charme que nous (re) découvrons. Ainsi, les petites maisons de pêcheur sont presque toutes fleuries avec  des roses trémières, la fleure emblématique de l'île d'Aix.
Nous restons à peu près deux heures puis nous repartons sur notre bateau pour y déguster notre dîner de fruits de mer.
Tard dans la soirée, "Alfred" se pose sur un fond composé principalement de vase.

Le lendemain, nous prenons la direction de l'île d'Oléron dont la côte sud se trouve à moins d'une heure de navigation.

Comme il est à peine 18h00, nous décidons d'aller faire un tour à terre. Aussi, nous sortons l'annexe de son coffre pour la gonfler sur la plage avant du bateau.

Nous mettons ensuite l'annexe à l'eau pour installer le petit moteur hors-bord Honda qui démarre sans se faire prier. Toutefois, connaissant le tempérament capricieux de ce type d'engin, nous prenons également les rames de notre annexe.
Après deux aller et retour, nous sommes tous à terre.

L'île d'Aix compte 200 habitants et reçoit, chaque année, la visite de 250.000 touristes !

Jack Gaudoux CM Midi-Med

Il nous faut une trentaine de minutes pour repasser sous le pont de l'île de Ré puis deux heures encore pour rejoindre notre mouillage qui se trouve sur la côte nord de l'île d'Aix. Alors que nous amarrons "Alfred" à une bouée, nous voyons le "Pierre Loti" quitter le débarcadère avec dans ses flancs les touristes venus visiter l'île.

Saint-Martin de Ré.
Nous amarrons notre bateau au cate-way qui se trouve juste à l'entrée du port puis nous allons acheter, au marché couvert, des langoustines et des huîtres pour le dîner.
Deux heures plus tard, nous voguons vers l'île d'Aix ou nous comptons passer la nuit.

Samedi, en fin d'après midi, nous empruntons le chenal d'accès qui mène au Fier d'Ars. Après une trentaine de minutes de navigation nous repérons un endroit qui pourrait accueillir "Alfred" notre bateau. Mais avant de mouiller l'ancre, Jack mesure, à l'aide d'une sonde à main, les hauteurs d'eau autour du bateau. Il s'agit de vérifier que le fond sur lequel nous allons nous poser est bien plat.
Toutefois, comme la basse mer est prévue pour 3 heures du matin nous ne verrons pas  notre bateau échoué sur le sable.
Le lendemain, après un bon petit déjeuner et une toilette rapide (le bateau est équipé d'une belle salle de bain) nous appareillons pour Saint-Martin de Ré ou nous comptons faire une courte escale.
Nous serions bien resté un peu plus longtemps dans cet endroit magnifique mais la mer redescend à nouveau depuis un bon moment. Aussi, nous partons pour ne pas rester huit heures de plus au même endroit. D'ailleurs,  il était temps, car à certains endroits la hauteur d'eau dans le chenal est vraiment faible. Aussi, pour être sûr de ne pas toucher le fond, nous relevons la dérive à moitié.

Le vent s'est levé, nous avons un "bon force 4". Des conditions idéales pour "Alfred" qui au portant, à plus de sept noeuds, fait preuve d'une grande stabilité. A cette allure, il nous faut moins d'une heure pour rejoindre

"The Skip"

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