Nous sommes neuf,
répartis dans quatre cabines doubles.
Jean-Luc et Evelyne occupent la cabine tribord arrière, Yves et
Annie la cabine babord arrière, Jack et Maxime la cabine tribord
avant et Philippe et Pascale la cabine babord avant. Quant à
Christian il dormira comme d'habitude dans le carré.
Nous retrouvons une nouvelle fois Christian BESSE, qui "skipe" depuis une quinzaine d'années des bateaux pour l'ASC Gan.
Christian nous propose pour cette croisière d'aller "beacher" au "Fier d'Ars" qui se trouve sur la pointe nord-est de l'île de Ré. Sans doute l'endroit le plus sauvage de l'île.
Pour ce programme, l'ASC Gan a loué à "Rivages "un Feeling 416 DI". Il s'agit d'un dériveur intégral confortable et marin capable d'accueillir notre équipage.
Nous nous approchons
suffisamment pour
pourvoir distinguer nettement
un village situé sur la côte sud
de l'île. C'est Yves qui barre
à 35° du vent. Une
allure dans laquelle "Alfred" se
débrouille très bien pour un
dériveur intégral. Décidemment
ce bateau à bien des qualités et
nous comprenons pourquoi il a
une telle cote auprès des
plaisanciers.
Le temps a vite passé, c'est
maintenant l'heure de rentrer,
Yves vire de bord puis abat en
grand : direction la Rochelle.
A 17h00, nous amarrons
"Alfred" au port
des Minimes au ponton de
"Rivages".
A 18h20, les
Parisiens sont dans le TGV avec
dans les yeux les souvenirs de
cette superbe croisière de trois
jours qui a permis de
découvrir, hors des sentiers
battus, les îles du pertuis
Rochelais.
En chemin, nous passons à proximité
de
fort Boyard ou est filmé la
série télévisée du même nom.
Nous choisissons de mouiller l'ancre
à proximité de l'une des plus belle
plage du sud de l'île d'Oléron et
sommes plusieurs à profiter de cette
escale pour nous baigner dans une
eau tout de même un peu fraîche.
Après avoir déjeuné, nous repartons
vers le pertuis Rochelais.
Le vent s'est à nouveau levé et
c'est dans la brise que nous
naviguons désormais en direction de
l'île de Ré.
Il faut dire que l'île est chargée
d'histoire. Ainsi, c'est de cette île que partit Napoléon Bonaparte pour son
exil à l'île de Saint-Hélène. Il y a
d'ailleurs un musée Napoléon
que nous ne pourrons pas visiter compte
tenu de l'heure tardive.
Quoi qu'il en soit, c'est une île pleine
de charme que nous (re) découvrons.
Ainsi, les petites maisons de pêcheur
sont presque toutes fleuries avec
des roses trémières, la fleure
emblématique de l'île d'Aix.
Nous restons à peu près deux heures puis nous repartons sur notre
bateau pour y déguster notre dîner de
fruits de mer.
Tard dans la soirée, "Alfred" se
pose sur un fond composé principalement
de vase.
Le lendemain, nous prenons la direction de l'île d'Oléron dont la côte sud se trouve à moins d'une heure de navigation.
Comme il est à peine 18h00, nous décidons d'aller faire un tour à terre. Aussi, nous sortons l'annexe de son coffre pour la gonfler sur la plage avant du bateau.
Nous mettons ensuite l'annexe à l'eau pour
installer le petit moteur hors-bord Honda
qui démarre sans se faire prier. Toutefois,
connaissant le tempérament capricieux de ce
type d'engin, nous prenons également les
rames de notre annexe.
Après deux aller et retour, nous sommes tous
à terre.
L'île d'Aix compte 200 habitants et reçoit, chaque année, la visite de 250.000 touristes !
Il nous faut une trentaine de minutes pour repasser sous le pont de l'île de Ré puis deux heures encore pour rejoindre notre mouillage qui se trouve sur la côte nord de l'île d'Aix. Alors que nous amarrons "Alfred" à une bouée, nous voyons le "Pierre Loti" quitter le débarcadère avec dans ses flancs les touristes venus visiter l'île.
Saint-Martin
de Ré.
Nous amarrons notre bateau au cate-way qui se trouve
juste à l'entrée du port puis nous allons acheter, au
marché couvert, des langoustines et des huîtres pour le
dîner.
Deux heures plus tard, nous voguons vers l'île
d'Aix ou nous comptons passer la nuit.
Samedi, en fin
d'après midi, nous empruntons le chenal d'accès qui mène au
Fier d'Ars. Après une trentaine de minutes de navigation
nous repérons un endroit qui pourrait accueillir "Alfred"
notre bateau. Mais avant de mouiller l'ancre,
Jack
mesure, à l'aide d'une sonde à main, les hauteurs d'eau
autour du bateau. Il s'agit de vérifier que le fond sur
lequel nous allons nous poser est bien plat.
Toutefois, comme la basse mer est prévue pour 3 heures du matin
nous ne verrons pas notre bateau échoué sur le sable.
Le lendemain, après un bon petit déjeuner et une toilette
rapide (le bateau est équipé d'une belle salle de bain) nous
appareillons pour Saint-Martin de Ré ou nous comptons faire
une courte escale.
Nous serions bien resté un peu plus longtemps dans cet
endroit magnifique mais la mer redescend à nouveau depuis un
bon moment. Aussi, nous partons pour ne pas rester huit heures de plus au même endroit. D'ailleurs,
il était temps, car à certains endroits la hauteur
d'eau dans le chenal est vraiment faible. Aussi, pour être sûr
de ne pas toucher le fond, nous relevons la dérive à moitié.
Le vent s'est
levé, nous avons un "bon force 4". Des conditions idéales
pour "Alfred" qui au portant, à plus de
sept noeuds, fait preuve d'une grande
stabilité. A cette allure, il nous faut moins d'une heure pour
rejoindre

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