Équipage 2004

Équipage 2003

Pierre Lagrange, directeur sportif de l'ASC Gan au dernier salon nautique

être récupéré par Benoît et Pascal.

peu le métier de l'autre. Le dialogue est franc et direct. Nos "collègues gestionnaires" en apprennent plus sur les Chargés de Missions en une soirée qu'en cinq réunions de travail avec le réseau. De l'autre coté "les commerciaux" entendent et comprennent mieux les contraintes "des gestionnaires". Je l'ai déjà constaté à plusieurs reprises, pratiquer un sport, spécialement la voile, entre collègues est vraiment une occasion unique de mieux se connaître et de mieux s'apprécier.
D'ailleurs, ce n'est pas par hasard si beaucoup d'entreprises font appel "aux programmes incentives" développés par les sociétés de communication. Ces programmes regroupent, sur le thème d'un sport, des salariés aux cultures différentes et qui doivent, pour la réussite de l'entreprise, travailler ensemble.

Pour autant, notre objectif à nous est bien de progresser dans la conduite d'un bateau de régate. Bientôt, nous nous mesurerons à des équipages très aguerris. Quoi qu'il en soit, nous sommes confiant, notre programme d'entraînement, notre implication, notre volonté de réussir sont nos meilleurs atouts et autant l'avouer ...nous avons hâte d'en découdre.

Le "Trophée Glénans des entreprises" se déroulera au départ de la Trinité du 13 au 16 mai. Vous pourrez bien entendu lire le compte rendu de cette course à la voile sur le site de Jonctiongan.org.
(ndlr)

Philippe BARRAU

 


Il est environ 17h00. Nous amarrons "MERAKI" au ponton.  Après avoir rangé le bateau et plié les voiles nous allons prendre un verre au "club house" du "SNH". C'est un moment de convivialité et de détente que nous savourons. Nous avons tout de même passé cinq heures sur l'eau à manoeuvrer notre Jod 35.
Vers 18h00, nous partons pour notre hôtel : "la maison des gens de mer" qui se trouve à proximité du port de plaisance. Il s'agit d'un établissement occupé en grande partie par des marins de la marine marchande. Ils y viennent la plupart du temps avec leur famille. L'ambiance n'a évidement rien de commun avec celle que l'on pourrait trouver "dans un "IBIS" de la banlieue du Havre.
Après une bonne douche, nous nous retrouvons dans le hall de l'hôtel pour aller dîner en ville.
Le dîner est l'occasion de mieux faire connaissance. Nous sommes d'horizons très divers. Chacun découvre un

Dès que Benoît a en main les deux écoutes de spi. Je borde le génois car nous sommes à présent sur la bouée. Pour éviter de la toucher, Patrick tire sur sa barre au moment opportun. Le bateau passe à 10 cm, alors, Patrick pousse à nouveau sur sa barre pour "enrouler la bouée", dans le même temps, Jack borde sa grand voile car désormais nous sommes au pré. Laurent ouvre le taquet de la balancine de tangon pour permettre à Benoît de ranger le tangon sur le pont puis Laurent récupère en vrac le spi pour aller le plier à l'intérieur du bateau.
A présent, nous sommes tous au rappel sur le coté bâbord du bateau, Laurent qui a fini de plier de spi nous a rejoint. Patrick à les yeux rivés sur ses les penons accrochés au génois, il s'efforce de naviguer au plus près du vent. Jack affine le réglage de la grand voile. Nous avons sûrement une ou deux minutes pour souffler. Non, car nous attendons Franck nous dire "Parer à virer"....

Simultanément, Édouard, choque l'écoute de spi pour permettre à la voile de se trouver dans l'axe du bateau. Laurent ouvre le taquet de la balancine de tangon, ainsi Benoît peut se saisir du tangon qu'il décroche du mât. Il glisse la contre écoute de génois qu'il a mise sur son épaule sur le tangon. Ainsi, si nous devions faire un virement de bord dans l'urgence, le génois pourrait passer par dessus le tangon. A présent Benoît  crochète la mâchoire du tangon sur l'écoute de spi puis dégage le tangon du bras de spi. Le tangon ainsi libéré peut être raccroché au mat. Nous venons d'empanner. Alors que j'avais en charge jusqu'à présent le bras du spi, j'ai désormais à m'occuper de l'écoute que je tire à travers le cockpit pour venir me placer au bout du passe avant bâbord. De cette position, je peux reprendre, si besoin, la bordure du spinnaker. Quelques seconde plus tard, Patrick pousse doucement sur sa barre afin que nous puissions naviguer au grand largue.
Nous approchons de la bouée, nous hissons alors le génois. A moins de deux longueurs de bateau de la bouée, nous entendons Franck qui nous dit : "Paré à affaler le spi".  Edouard choque le bras de spi. jusqu'à ce que celui-ci aille contre l'étai . Laurent ouvre alors le taquet de la drisse de spi. Celui-ci passe sur tribord pour

Il s'agit du "parcours banane" standard. Une bouée au vent et une bouée sous le vent. Nous allons donc pouvoir nous entraîner en situation réelle.
Pour gagner la bouée au vent, nous tirons des bords dans la rade, presque en parallèle de la plage puis nous redescendons au portant sous spinnaker. Au deuxième tour, Franck nous fait enchaîner les manoeuvres.  Lorsque nous voyons arriver la bouée sous le vent, nous en sommes bien à notre cinquième empennage.
Pour arriver au mieux sur la bouée alors que nous sommes tribord amure, Franck nous demande une nouvelle fois : "Paré à empanner". Chacun répond à son tour : "paré". Patrick tire sur sa barre pour amener le bateau plein vent arrière. Je reprends le barber au vent pour permettre à Benoît de saisir plus facilement l'écoute de spi puis je choque le hale bas de tangon de 50 cm pour lui permettre de faire circuler le tangon sur la plage avant, ensuite je retourne au winch tribord et je brasse carré de façon à amener le tangon à la perpendiculaire du vent.

Benoît qui était au piano remplace Patrick comme n°1 et moi je quitte le poste de n°2 pour celui d'embraqueur. Parmi "les nouveaux", Jack prend l'écoute de grand voile, Laurent le piano et Édouard me rejoint à l'embraque. Le plan de pont du Jod 35 est très clair et il nous faut peu de temps pour préparer le bateau.

Cette fois-ci, Franck nous fait profiter d'un parcours qui vient d'être mis en place par un de ses collègues. Avoir un "Skipper pro." à bord, ce n'est pas seulement bénéficier d'un enseignement de qualité, c'est aussi profiter de certains avantages. En l'occurrence nous pourrons utiliser gracieusement le parcours utilisé par deux autres bateaux qui s'entraînent comme nous à la régate.

Nous sommes samedi. A 7h00, Alain m'attend à une station de métro proche de mon domicile. La circulation fluide, à cette heure, nous permet de récupérer rapidement Patrick et Benoît qui se trouve à l'ouest de Paris.
Le voyage sur l'autoroute de l'ouest se déroule sans encombre et nous retrouvons comme convenu Franck POUPEL au "SNH " (Société Nautique Havraise) ainsi que Pascal et Jack un peu avant 10h00.
Au lieu d'embarquer tout de suite sur "MERAKI" notre Jod 35 d'entraînement, Franck préfère nous enseigner un peu de théorie jusqu'au déjeuner. Selon Franck, la fatigue due au voyage ne permet pas de faire fonctionner de manière optimum un bateau de régate. De toute façon, nous avons bien besoin de réviser les règles de course que connaît bien entendu Franck sur le bout des doigts. Nous apprenons également à tracer une route qui tient compte de l'influence respective du vent réel, du vent apparent et du courant.
Nous déjeunons vers 12h30 au "club House" du "SNH" qui nous laisse déballer notre pique-nique, préparé cette fois-ci par Patrick.
C'est donc en pleine forme que nous gréons "MERAKI". Chacun s'occupe plus spécialement de son poste.
Le week-end précédent, Franck a distribué les places suivant les souhaits mais aussi les compétences supposées de chacun. Ainsi, Patrick qui avait assuré les deux dernières années le poste de n°1 passe à la barre

* * *

Ravi de ma découverte, je contacte rapidement Patrick MAGNAN, Benoît FEILLET ainsi que Pierre LAGRANGE et René BAUDE de l'ASC Gan. Quelques jours après, nous nous retrouvons tous les cinq au  restaurant de la tour Gan. Je leur présente mon projet d'entraînement avec le skipper professionnel rencontré au salon. Sur le principe tout le monde est d'accord. Toutefois, René BAUDE tiens absolument à diffuser sur la France entière un tract d'information indiquant que nous recherchons des équipiers pour des entraînements et une régate. Nous nous rangeons bien entendu à son avis. Tout le monde doit bien comprendre que chacun peut postuler comme équipier ou même comme skipper. De plus, cette activité, financée en grande partie par les fonds de l'entreprise, nous oblige à faire preuve de transparence.

Nous recevrons une quinzaine de réponse. Toutefois, parmi les collègues intéressés plusieurs abandonneront le projet. En fait,  certains collègues réalisent alors que les contraintes sont pour eux trop importantes. Participer au programme d'entraînement  nécessite, tout de même un effort financier (une centaine d'euros par week-end) et une disponibilité certaine car nous prévoyons quatre entraînements.
Finalement, quatre nouveaux équipiers composeront l'équipage 2005 : Deux Chargés de Missions, Edouard DEBU de la région PCP, Jack GAUDOUX de la région Midi-Med et deux "gestionnaires" : Pascal MOTTE conseiller informatique sur la région Nord-Est et Alain RICHARD qui à la tour Gan est souscripteur aux collectives.
Comme, cette année, les entraînements d'hiver se déroulent au Havre, nos amis Bordelais Christian BESSE et Didier LAPLACE nous indiquent que la contrainte du déplacement est pour eux trop importante. Ils ne participeront donc pas au "Trophée" . Quant à Gilles MENU, agent près de Brest, ses  affaires ne lui laissent pas le temps de partager notre aventure.
Nous perdons donc deux très bon équipiers ... et un skipper.
Nous avons bien conscience que le choix du Havre comme lieu d'entraînement pénalise certains équipiers. Dans le même temps, en terme de budget c'est de loin la solution la moins coûteuse. On comprend bien que le déplacement en voiture de quatre équipiers  qui parcourent 200 km coûte moins cher que quatre équipiers qui parcourent 500 km en TGV.
Quoi qu'il en soit, nous  avons un équipage complet (sans "équipier de réserve" toutefois) mais pas encore de skipper.

Notre hôtel :
la maison des gens de mer

Nous gréons "Meraki" le Jod 35 avec lequel nous ferons 3 entraînements

1er week-end d'entrainement : ciel bleu mais température fraiche

Jack, Patrick, Laurent et Pascal devant "la Société Nautique du Havre"

Le port de plaisance du Havre

En attendant le printemps, beaucoup de voiliers sont sur leurs bers

Franck POUPEL : Skipper professionnel

Patrick MAGNAN, direction marketing
Equipier : barreur

Laurent RICHARD, gestion collectives
Equipier : piano

Pascal MOTTE, CIR région Nord-Est
Equipier n°2

Benoît FEILLET, Gan Eurocourtage
Equiper :  n°1

Jack GAUDOUX, CM région Midi-Med
Equipier : écoute de grand voile

Edouard DEBU, CM région PCP
Equipier : embraque babord

Philippe BARRAU, CM région PCP
Equipier : embraque tribord

"Notre" Jod 35 d'entraînement

Il s'agissait de Franck POUPEL. Franck avait le profil que nous recherchions : Skipper professionnel il avait récemment été préparateur au "Tour de France à la voile". Son poste favori en course est équipier n°1.
Le "courant" passe tout de suite entre nous. J'explique à Franck que nous recherchons un professionnel de la régate pour nous entraîner cet hiver, vraisemblablement au Havre. Il m'indique qu'il serait certainement disponible à cette époque. Je prends sa carte de visite en lui disant que nous nous devrions nous revoir prochainement.

présenta un de ses amis qui était venu lui rendre visite sur le stand.

Cet entraîneur dont nous avions besoin, nous allions le trouver au salon nautique.
En effet, j'étais allé visiter le stand de "TML". "Trans Manche Loisirs" est une école de voile bien connue basée au Havre. Je discutais justement avec un moniteur avec lequel j'avais effectué un stage de perfectionnement à la croisières. Je lui demandais si "TML" proposait des stages de préparation à la régate. Il me dit que non mais  me

Il y aura bien un équipage Gan au Trophée Glénans des entreprises 2005.

Pierre Lagrange, avec qui je visite le salon nautique en ce mois de décembre 2004, me le confirme : Nous aurons le budget !
L'ASC Gan et surtout la direction marketing de Gan assurances financeront, une nouvelle fois, la location de notre "First 36.7".
Pour notre première participation (en 2003) nous avions loué un "First 31.7". Considérant notre manque total de préparation nous avions estimé, à l'époque,  avoir réalisé une performance honorable.
L'année suivante, nous avons participé à la course avec un "First 36.7". L'équipage avait été renforcé par la venue de Gilles MENU (propriétaire d'un bateau de régate), Christian BESSE (skipper pour les croisières organisées par l'ASC Gan) et de Didier LAPLACE (moniteur à l'UCPA). Malgré cela, notre résultat fut une nouvelle fois en demi teinte. La raison : Toujours un manque de préparation. En fait, pour cette édition 2004, nous avions juste réussi à nous entraîner le week-end précédent la course. C'était mieux que rien mais insuffisant pour espérer monter sur le podium. Ce manque de résultat était d'autant plus frustrant que le niveau de l'équipage n'était pas en cause. Simplement, pour "performer" avec un bateau en régate, il faut que les manoeuvres soient réalisées en parfaite coordination. Pour y parvenir, les équipiers doivent se connaître et se faire confiance. Inutile de préciser que l'on n'y parvient pas "du jour au lendemain". Alors, malgré beaucoup d'application, à chaque virement de bord, à chaque empennage l'équipage laissait échapper de précieuses secondes et à la fin de la manche, cela pouvait parfois faire une grosse minute. Une minute ! Sur un "parcours banane", c'est juste le temps qui sépare le premier du dernier. Heureusement, à mesure que le temps passait les équipiers, se connaissaient mieux. Cela leur permit de manoeuvrer plus efficacement au point que lors de la dernière manche ils faillirent remporter la victoire.

Pour 2005, j'avais indiqué à Pierre LAGRANGE que pour progresser, il faudrait songer à organiser des "entraînements d'hiver". Mieux encore, j'étais partisan de recruter un professionnel de la régate pour nous entraîner. Patrick MAGNAN, équipier n°1 lors des deux précédentes éditions, partageait mon avis. Restait juste à trouver "l'oiseau rare".

Bateau officiel du tour de France à la voile de 1992 à 1998, le Jod 35 (Jeanneau One Design) est un bateau de 10,60 m construit par le chantier Jeanneau.
Grand voile : 41,60 m2
Génois : 30,30 m2
Spinaker : 78,40 m2

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Préparation au Trophée Glénans des entreprises 2005