peu le métier de l'autre. Le dialogue est franc et direct. Nos "collègues gestionnaires" en apprennent plus sur les Chargés de Missions en une soirée qu'en cinq réunions
de
travail
avec
le
réseau. De l'autre coté "les commerciaux" entendent et comprennent mieux les contraintes "des gestionnaires". Je l'ai déjà constaté à plusieurs reprises, pratiquer un sport, spécialement la voile, entre collègues est vraiment une occasion unique de mieux se connaître et de mieux s'apprécier.
D'ailleurs, ce n'est
pas par hasard si beaucoup d'entreprises font appel "aux programmes incentives" développés par les sociétés de communication. Ces programmes regroupent, sur le thème d'un sport, des salariés aux cultures différentes et qui doivent, pour la réussite de l'entreprise, travailler ensemble.
Pour autant, notre objectif à nous est bien de progresser dans la conduite d'un bateau de régate. Bientôt, nous nous mesurerons à des équipages très aguerris. Quoi qu'il en soit, nous sommes confiant, notre programme d'entraînement, notre implication, notre volonté de réussir sont nos meilleurs atouts et autant l'avouer ...nous avons hâte d'en découdre.
Le "Trophée Glénans des entreprises" se déroulera au départ de la Trinité du 13 au 16 mai. Vous pourrez bien entendu lire le compte rendu de cette course à la voile sur le site de Jonctiongan.org.
(ndlr)
Philippe BARRAU
Il
est
environ
17h00.
Nous
amarrons
"MERAKI"
au
ponton.
Après
avoir
rangé
le
bateau
et
plié
les
voiles
nous
allons
prendre
un
verre
au
"club
house"
du "SNH".
C'est
un
moment
de
convivialité
et
de
détente
que
nous
savourons.
Nous
avons
tout
de
même
passé
cinq
heures
sur
l'eau
à
manoeuvrer
notre
Jod
35.
Vers
18h00,
nous
partons
pour
notre
hôtel
:
"la
maison
des
gens
de
mer"
qui
se
trouve
à
proximité
du
port
de
plaisance.
Il
s'agit
d'un
établissement
occupé
en
grande
partie
par
des
marins
de
la
marine
marchande.
Ils
y
viennent
la
plupart
du
temps
avec
leur
famille.
L'ambiance
n'a
évidement
rien
de
commun
avec
celle
que
l'on
pourrait
trouver
"dans
un
"IBIS"
de
la
banlieue
du
Havre.
Après
une
bonne
douche,
nous
nous
retrouvons
dans
le
hall
de
l'hôtel
pour
aller
dîner
en
ville.
Le
dîner
est
l'occasion
de
mieux
faire
connaissance.
Nous
sommes
d'horizons
très
divers.
Chacun
découvre
un
Dès que
Benoît a
en main
les deux
écoutes
de spi.
Je borde
le
génois
car nous
sommes à
présent
sur la
bouée.
Pour
éviter
de la
toucher,
Patrick
tire sur
sa barre
au
moment
opportun.
Le
bateau
passe à
10 cm, alors,
Patrick
pousse à
nouveau
sur sa
barre
pour
"enrouler
la
bouée",
dans le
même
temps, Jack
borde sa
grand
voile car
désormais
nous
sommes
au pré.
Laurent
ouvre le
taquet
de la
balancine
de
tangon
pour
permettre
à
Benoît
de
ranger
le
tangon
sur le
pont
puis
Laurent
récupère
en vrac
le spi
pour
aller le
plier à
l'intérieur
du
bateau.
A
présent,
nous
sommes
tous au
rappel
sur le
coté
bâbord
du
bateau,
Laurent
qui a
fini de
plier de
spi nous
a
rejoint.
Patrick
à les
yeux
rivés
sur ses
les
penons
accrochés
au
génois,
il
s'efforce
de
naviguer
au plus
près du
vent.
Jack
affine
le
réglage
de la
grand
voile.
Nous
avons
sûrement
une ou
deux
minutes
pour
souffler.
Non, car
nous
attendons
Franck
nous
dire
"Parer à
virer"....
Simultanément,
Édouard,
choque
l'écoute de
spi pour
permettre à
la voile de
se trouver
dans l'axe
du bateau.
Laurent
ouvre le
taquet de la
balancine de
tangon,
ainsi Benoît
peut se
saisir du
tangon qu'il
décroche du
mât. Il
glisse la
contre
écoute de
génois qu'il
a mise sur
son épaule
sur le
tangon.
Ainsi, si
nous devions
faire un
virement de
bord dans
l'urgence,
le génois
pourrait
passer par
dessus le
tangon. A
présent
Benoît
crochète la
mâchoire du
tangon sur
l'écoute de
spi puis
dégage le
tangon du
bras de spi.
Le tangon
ainsi libéré
peut être
raccroché au
mat. Nous
venons
d'empanner.
Alors que
j'avais en
charge
jusqu'à
présent le
bras du spi,
j'ai
désormais à
m'occuper de
l'écoute que
je tire à
travers le cockpit
pour venir
me placer au
bout du
passe avant
bâbord. De
cette
position, je
peux
reprendre,
si besoin,
la bordure
du
spinnaker.
Quelques
seconde plus
tard,
Patrick
pousse
doucement
sur sa barre
afin que
nous
puissions
naviguer au
grand
largue.
Nous
approchons
de la bouée,
nous hissons
alors le
génois. A
moins de
deux
longueurs de
bateau de la
bouée, nous
entendons
Franck qui
nous dit :
"Paré à
affaler le
spi". Edouard
choque le
bras de spi.
jusqu'à ce
que celui-ci
aille contre
l'étai .
Laurent
ouvre alors
le taquet de
la drisse de
spi.
Celui-ci
passe sur
tribord pour
Il s'agit du
"parcours
banane"
standard. Une
bouée au vent et
une bouée sous
le vent. Nous
allons donc
pouvoir nous
entraîner en
situation
réelle.
Pour gagner la
bouée au vent,
nous tirons des
bords dans la
rade, presque en
parallèle de la
plage puis nous
redescendons au
portant sous
spinnaker. Au
deuxième tour,
Franck nous fait
enchaîner les
manoeuvres. Lorsque
nous voyons
arriver la bouée
sous le vent,
nous en sommes
bien à notre
cinquième
empennage.
Pour arriver au
mieux sur la
bouée alors que
nous sommes
tribord amure,
Franck nous
demande une
nouvelle fois :
"Paré à
empanner".
Chacun répond à
son tour :
"paré". Patrick
tire sur sa
barre pour
amener le bateau
plein vent
arrière. Je
reprends le
barber au vent
pour permettre à
Benoît de saisir
plus facilement
l'écoute de spi
puis je choque
le hale bas de
tangon de 50 cm
pour lui
permettre de
faire circuler
le tangon sur la
plage avant,
ensuite je
retourne au
winch tribord et
je brasse carré
de façon à
amener le tangon
à la
perpendiculaire
du vent.
Benoît qui était au
piano remplace
Patrick comme n°1 et
moi je quitte le
poste de n°2 pour
celui d'embraqueur.
Parmi "les
nouveaux", Jack
prend l'écoute de
grand voile, Laurent
le piano et Édouard
me rejoint à
l'embraque. Le plan
de pont du Jod 35
est très clair et il
nous faut peu de
temps pour préparer
le bateau.
Cette fois-ci,
Franck nous fait
profiter d'un
parcours qui vient
d'être mis en place
par un de ses
collègues. Avoir un
"Skipper pro." à
bord, ce n'est pas
seulement bénéficier
d'un enseignement de
qualité, c'est aussi
profiter de certains
avantages. En
l'occurrence nous
pourrons utiliser
gracieusement le
parcours utilisé par
deux autres bateaux
qui s'entraînent
comme nous à la
régate.
Nous sommes samedi. A
7h00, Alain m'attend à
une station de métro
proche de mon domicile.
La circulation fluide, à
cette heure, nous permet
de récupérer rapidement
Patrick et Benoît qui se
trouve à l'ouest de
Paris.
Le voyage sur
l'autoroute de l'ouest
se déroule sans encombre
et nous retrouvons comme
convenu Franck POUPEL au
"SNH " (Société Nautique
Havraise) ainsi que
Pascal et Jack un peu
avant 10h00.
Au lieu d'embarquer tout
de suite sur "MERAKI"
notre Jod 35
d'entraînement, Franck
préfère nous enseigner
un peu de théorie
jusqu'au déjeuner. Selon
Franck, la fatigue due
au voyage ne permet pas
de faire fonctionner de
manière optimum un
bateau de régate. De
toute façon, nous avons
bien besoin de réviser
les règles de course que
connaît bien entendu
Franck sur le bout des
doigts. Nous apprenons
également à tracer une
route qui tient compte
de l'influence
respective du vent réel,
du vent apparent et du
courant.
Nous déjeunons vers
12h30 au "club House" du
"SNH" qui nous laisse
déballer notre
pique-nique, préparé
cette fois-ci par
Patrick.
C'est donc en pleine
forme que nous gréons "MERAKI".
Chacun s'occupe plus
spécialement de son
poste.
Le week-end précédent,
Franck a distribué les
places suivant les
souhaits mais aussi les
compétences supposées de
chacun. Ainsi, Patrick
qui avait assuré les
deux dernières années le
poste de n°1 passe à la
barre
* * *
Ravi de ma découverte, je
contacte rapidement Patrick
MAGNAN, Benoît FEILLET ainsi que
Pierre LAGRANGE et René BAUDE de
l'ASC Gan. Quelques jours après,
nous nous retrouvons tous les
cinq au restaurant de la
tour Gan. Je leur présente mon
projet d'entraînement avec le
skipper professionnel rencontré
au salon. Sur le principe tout
le monde est d'accord.
Toutefois, René BAUDE tiens
absolument à diffuser sur la
France entière un tract
d'information indiquant que nous
recherchons des équipiers pour
des entraînements et une régate.
Nous nous rangeons bien entendu
à son avis. Tout le monde doit
bien comprendre que chacun peut
postuler comme équipier ou même
comme skipper. De plus, cette
activité, financée en grande
partie par les fonds de
l'entreprise, nous oblige à
faire preuve de transparence.
Nous recevrons une quinzaine de
réponse. Toutefois, parmi les
collègues intéressés plusieurs
abandonneront le projet. En
fait, certains collègues
réalisent alors que les
contraintes sont pour eux trop
importantes. Participer au
programme d'entraînement
nécessite, tout de même un
effort financier (une centaine
d'euros par week-end) et une
disponibilité certaine car nous
prévoyons quatre entraînements.
Finalement, quatre nouveaux
équipiers composeront l'équipage
2005 : Deux Chargés de Missions,
Edouard DEBU de la région PCP,
Jack GAUDOUX de la région
Midi-Med et deux "gestionnaires"
: Pascal MOTTE conseiller
informatique sur la région
Nord-Est et Alain RICHARD qui à
la tour Gan est souscripteur aux
collectives.
Comme, cette année, les
entraînements d'hiver se
déroulent au Havre, nos amis
Bordelais Christian BESSE et
Didier LAPLACE nous indiquent
que la contrainte du déplacement
est pour eux trop importante.
Ils ne participeront donc pas au
"Trophée" . Quant à Gilles MENU,
agent près de Brest, ses
affaires ne lui laissent pas le
temps de partager notre
aventure.
Nous perdons donc deux très bon
équipiers ... et un skipper.
Nous avons bien conscience que
le choix du Havre comme lieu
d'entraînement pénalise certains
équipiers. Dans le même temps,
en terme de budget c'est de loin
la solution la moins coûteuse.
On comprend bien que le
déplacement en voiture de quatre
équipiers qui
parcourent 200 km coûte moins
cher que quatre équipiers qui
parcourent 500 km en TGV.
Quoi qu'il en soit, nous
avons un équipage complet (sans
"équipier de réserve" toutefois)
mais pas encore de skipper.
Nous gréons "Meraki" le Jod 35 avec lequel nous ferons 3 entraînements
1er week-end d'entrainement : ciel bleu mais température fraiche
Jack, Patrick, Laurent et Pascal devant "la Société Nautique du Havre"
Le port de plaisance du Havre
En attendant le printemps, beaucoup de voiliers sont sur leurs bers
Laurent RICHARD, gestion
collectives
Equipier : piano
Pascal MOTTE, CIR région Nord-Est
Equipier n°2
Benoît FEILLET, Gan Eurocourtage
Equiper : n°1
Jack GAUDOUX,
CM région Midi-Med
Equipier : écoute de grand voile
Edouard DEBU, CM région PCP
Equipier : embraque babord
"Notre" Jod 35 d'entraînement
Il
s'agissait de Franck POUPEL. Franck avait le profil que
nous recherchions : Skipper professionnel il avait
récemment été préparateur au "Tour de France à la
voile". Son poste favori en course est équipier n°1.
Le "courant" passe tout de suite entre nous. J'explique
à Franck que nous recherchons un professionnel de la
régate pour nous entraîner cet hiver, vraisemblablement
au Havre. Il m'indique qu'il serait certainement
disponible à cette époque. Je prends sa carte de visite
en lui disant que nous nous devrions nous revoir prochainement.
Cet entraîneur
dont nous avions besoin, nous allions le trouver au salon
nautique.
En effet, j'étais allé visiter le stand de "TML". "Trans Manche
Loisirs" est une école de voile bien connue basée au Havre.
Je discutais justement avec un moniteur avec lequel j'avais
effectué un stage de perfectionnement à la croisières. Je
lui demandais si "TML" proposait des stages de préparation à
la régate. Il me dit que non mais me
Il y aura bien un
équipage Gan au Trophée Glénans des entreprises 2005.
Pierre Lagrange, avec qui je visite le salon nautique en ce mois
de décembre 2004, me le confirme : Nous aurons le budget !
L'ASC Gan et surtout la direction marketing de Gan assurances
financeront, une nouvelle fois, la location de notre "First
36.7".
Pour notre première participation (en 2003) nous avions loué un
"First 31.7". Considérant notre manque total de préparation nous
avions estimé, à l'époque, avoir réalisé une performance
honorable.
L'année suivante, nous avons participé à la course avec un
"First
36.7". L'équipage avait été renforcé par la venue de
Gilles MENU
(propriétaire d'un bateau de régate),
Christian BESSE
(skipper pour les croisières organisées par l'ASC Gan) et de
Didier LAPLACE
(moniteur à l'UCPA). Malgré cela, notre résultat fut une
nouvelle fois en demi teinte. La raison : Toujours un manque de
préparation. En fait, pour cette édition 2004, nous avions juste
réussi à nous entraîner le week-end précédent la course. C'était
mieux que rien mais insuffisant pour espérer monter sur le
podium. Ce manque de résultat était d'autant plus frustrant que
le niveau de l'équipage n'était pas en cause. Simplement, pour
"performer" avec un bateau en régate, il faut que les manoeuvres
soient réalisées en parfaite coordination. Pour y parvenir, les
équipiers doivent se connaître et se faire confiance. Inutile de
préciser que l'on n'y parvient pas "du jour au lendemain".
Alors, malgré beaucoup d'application, à chaque virement de
bord, à chaque empennage l'équipage laissait échapper de
précieuses secondes et à la fin de la manche, cela pouvait
parfois faire une grosse minute. Une minute ! Sur un "parcours
banane", c'est juste le temps qui sépare le premier du dernier.
Heureusement, à mesure que le temps passait les équipiers, se
connaissaient mieux. Cela leur permit de manoeuvrer plus
efficacement au point que lors de la
dernière manche ils faillirent remporter la victoire.
Pour 2005, j'avais indiqué à Pierre LAGRANGE que pour
progresser, il faudrait songer à organiser des "entraînements
d'hiver". Mieux encore, j'étais partisan de recruter un
professionnel de la régate pour nous entraîner. Patrick MAGNAN,
équipier n°1 lors des deux précédentes éditions, partageait mon
avis. Restait juste à trouver "l'oiseau rare".
Bateau officiel du tour de France à la voile de 1992 à 1998, le Jod
35 (Jeanneau One Design) est un bateau de 10,60 m construit par le
chantier Jeanneau.
Grand voile : 41,60 m2
Génois : 30,30 m2
Spinaker : 78,40 m2

Préparation au Trophée Glénans des entreprises 2005
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