Dix bateaux, répartis en deux groupes, sont engagés pour ce "trophée Glénans des Entreprise".

Un groupe de cinq "First 36.7" dont nous faisons parti et un autre de cinq "First 31.7". Les deux premiers de chaque groupe seront qualifié pour les championnat de France corporatif de voile.
Pour notre deuxième participation à ce Trophée, nous avons réussi à rassembler le budget nécessaire à la location de notre "First 36.7". Le principal contributeur est la direction marketing du Gan. L'ASC Gan dont Pierre Lagrange est le directeur sportif, nous aide également. Pierre est d'ailleurs venu au Crouesty nous apporter un soutien logistique et se tient près à embarquer à bord au cas ou il faudrait remplacer un équipier.
Comme nous sommes tous d'horizon très divers, nous courons cette année sous les couleurs de "l'ASC Gan". 

Après deux jours de compétition, nous avons réussi lors de la cinquième course à terminer 3ème ratant de justesse la deuxième place. Ce résultat nous redonne espoir. Nous sentons bien que nous nous améliorons à chaque manche. Toutefois, "les places sont chères" et il est clair que les meilleurs équipages s'entraînent à longueur d'année. Nous payons notre manque de préparation . En fait, nous avons juste réussi à nous entraîner le dimanche précédent la compétition. La plupart d'entre nous n'avaient jamais eu l'occasion de naviguer ensemble. Dès lors, malgré le bon niveau de l'équipage, une place sur le podium semble un objectif difficile à atteindre.

Pour la dernière manche, nous sommes prêt à "mettre le paquet" pour faire une "perf".
Cette dernière course consiste en un parcours côtier qui se déroule pour l'essentiel dans le golf du Morbihan.
Il s'agit d'un parcours très technique ou chaque équipier doit donner le meilleur. Plus encore que pour les précédentes courses, la navigation tiendra une place primordiale. Thierry, notre tacticien étudie à la table à carte le parcours. Il importe de "jouer" au maximum avec les courants qui peuvent atteindre à certains endroits jusqu'à cinq noeuds.

Le départ a été donné depuis quinze minutes, nous avons réussi à semer les 31.7 et nous abordons le golf une nouvelle fois avec quatre 36.7 devant nous. Toutes les conditions sont réunies pour que nous fassions une belle course. Le vent souffle à dix  douze noeuds et le soleil brille dans un ciel bleu immaculé.
Thierry installé à la table à carte donne au barreur de précieuses indications. Nous enchaînons les virements de bords entre les îles du Golf en prenant garde aux autres voiliers qui nous regardent défiler. Il est vrais que nous faisons le spectacle car les 36.7 proches les uns des autres naviguent en surface à près de sept noeuds et comme le courant atteint régulièrement quatre noeuds, notre vitesse réelle dépasse les dix noeuds. Une vitesse respectable pour ces bateaux qui restent malgré tout assez lourds.
Chacun est concentré, Didier a choisi un bord qui se révèle plus favorable que le 36.7 qui nous précédait. Résultat : Nous sommes désormais troisième.

Philippe BARRAU

Christian règle au palan fin sa grand voile pour exploiter au maximum la moindre particule de vent. Gilles, grand routier des régates, nous livre sa méthode pour des virements de bord ultra rapide. Nous mettons en pratique sa recette qui fait merveille. Nous gagnons en vitesse. Didier nous informe que nous sommes désormais au coude à coude avec le deuxième. Thierry fait la navette entre la table à carte et le copickt. Après un échange rapide entre le tacticien et le barreur  nous virons de bord pour aller "toucher" un courant favorable le long d'une petite île. Le pari est risqué. En quittant le sillage du 36.7 qui nous précède nous jouons quitte ou double. Si le courant escompté n'est pas au rendez-vous nous hypothéquons toute chance de dépasser notre adversaire pour un moment... mais le pari se révèle être gagnant. Sur le virement qui suit nous nous retrouvons deuxième. Notre adversaire, vraisemblablement trop occupé à nous contenir, n'a pas su remettre en cause la route qu'il suivait.
Nous entamons le dernier quart de la course.
A bord, l'euphorie n'est pas de mise, nous restons concentrés pour attaquer le bateau de tête. Il y a à peine 10 minutes, il nous semblait hors de porté mais au lieu d'emprunter la "veine de courant"  sur laquelle nous naviguons il a préféré couper au plus court. Cette option pour notre bonheur se révèle catastrophique. Vu de loin, on a l'impression que le bateau n'avance plus. Privé du "moteur courant", celui-ci ne dispose plus que de sa vitesse surface. Le temps qu'il se dégage de ce mauvais pas, notre 36.7 est pratiquement à son niveau.  Nous louvoyons à présent de concert rendant lof pour lof à ce bateau qui n'entend pas laissé échapper une victoire qui lui semblait promise. Didier décide de quitter son sillage pour essayer sur un bord plus long de prendre un peu d'avance. Ce choix semble, comme la fois précédente être le bon ... car nous sommes un moment premier. Oui, nous sommes en tête de la course ! Cela ne durera que le temps d'un bord car le 36.7 de" Cegelec" est sur une route plus favorable et conserve finalement la tête de la course nous distançant sur la ligne d'arrivée d'une longueur de bateau.

Philippe MENGELE-TOUYA
Equipier n°7 "tacticien" : On attend toujours beaucoup de lui pour trouver la meilleure route. Pour cela il calcule la déclinaison, et les dérives dues au courant et au vent. Ah un détail, comme il travaille à la table à carte, il doit avoir, spécialement par mauvais temps, le coeur bien accroché.

Christian BESSE : GRH Gan Prévoyance
Equipier n°6 "écoute de grand voile" :
Sur le 36.7, la grand voile c'est le moteur qui fait avancer le bateau. Tout l'art du n°6 c'est d'en tirer le maximum. Pour cela, il dispose de l'écoute de grand voile et d'un palan fin pour affiner les réglages.

Pierre de BENNETEAU
Equipier n°5  "embraqueur babord" : Comme son frère jumeau de tribord il mouline (vite et bien) pour des virements de bord réussis. Sous Spi, il gère suivant les bords l'écoute ou le bras de spi. Une voile capricieuse qui devient délicate à régler dès que le vent forcit

Gilles MENU : Agent à Landerneau
Equipier n°4  "embraqueur tribord" : Un poste qui peut vite devenir physique. C'est le poste qui nécessite le moins de technique...tant que le Spi n'est pas hissé. Justement le réglage du génois et surtout du Spi, Gilles en connaît un rayon.

Benoît FEILLET : Gan Eurocourtage
Equipier n°3  au "piano" : C'est le poste le moins physique. Le n°3 est appelé pianiste car c'est lui qui ouvre les taquets pour libérer les drisses, balancines, hale bas.... Un poste qui nécessite une parfaite connaissance du bateau. Comme pour le n°1, pas de droit à l'erreur

Philippe BARRAU : CM région PCP
Equipier n°2 : C'est lui qui hisse (vite et bien) les voiles : Grand voile, génois et spinnaker. Il vient également en renfort du n°1 qu'il assiste dans les manoeuvres de Spi, spécialement lorsqu'il s'agit d'empanner

Patrick MAGNAN : Direction marketing Gan
Equipier n°1 : Il doit parfaitement connaître les manoeuvres de  spinnaker. Balancine et hale bas de tangon doivent faire bon ménage avec la contre écoute de génois. Dans le cas contraire, c'est la cata. Assurément le poste le plus difficile.

Didier LAPLACE : Groupama SI
SKIPPER : C'est le patron, celui qui sait, celui qui doit prendre les "bonnes décisions". Pas de tout repos surtout sur les départs ou il faut trouver un équilibre entre audace et raison. Formateur de moniteur à l'ucpa, Didier à toute les qualités du bon skipper. D'ailleurs on a décidé de le reprendre l'an prochain

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"Trophée Glénans des entreprises" 2004